• performapan

passive active

passive active

malade faible / en pleine forme

malade faible, la relation entre passif et actif a plus de présence.

il était une fois à theater haus où je me trouvais entre deux douleurs, entre celle de la dent enlevée et celle de l’os mis à nu, non protégé par la chaire.

Passage continu entre ma mâchoire et l’oreille, toute la gravité de mon corps se trouve là, le reste est une faiblesse qui l’accompagne.

L’exercice de tomber au sol, au début j’ignore cette gravité qui me gave et je tombe mal, cogne le sol.

On pousse nos limite pour découvrir ce que l’on ne connaît pas encore.

Dans l’état malade, la recherche active de la passivité est de l’ordre de la survie, sinon je me blesse.

Dans la passivité mon état malade trouve sa forme.

Actif est d’accepter l’exercice qui me met en danger.

Une partie de moi veut rester au sol, s’allonger et ne plus rien faire.

Il y a des moments où c’est vraiment ce qu’il y a de mieux à faire

Mais c’est aussi abandonner la passivité en s’abandonnant en elle, sans l’honorer, sans lui donner forme

Trop d’activité et on se blesse, on a besoin d’un médicament pour neutraliser bien vite la maladie, l’oublier bien vite et continuer à fonctionner normalement, Pour bien faire l’exercice.

Ou on se lancine dans une passivité dépressive, on s’abandonne à la faiblesse sans se relever.

Entre deux vital.

non normal / normal

Cette recherche pour l’état hors balance me réjouit.

En tant que groupe

Dans le contexte de la pandémie et de son influence sur notre groupe, processus similaire. Notre organisme est malade, n’a plus sa zone de confort à l’intérieur du studio. On ne peut que se réarranger, adapter et transformer. C’est nous, notre communauté qui se déséquilibre, escargot funambule on trouve nos pas.